nuits spéciales

nuit (franco) - algérienne


par Benjamin François
dans la nuit du 26 au 27 avril 2012, de 1h à 5h



Sur les pas de Camille Saint-Saëns à Alger
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Benjamin François & Daniel Matrone à Alger © DR Benjamin François

Camille Saint- Saëns l’Algérien
A partir de l’hiver 1873 jusqu’à décembre 1921, Camille Saint-Saëns se rendra 18 fois en Algérie. Les raisons à ces séjours prolongés sont nombreuses : douceur d’un climat idéal à ses bronches fragiles, longues promenades en bord de mer, repos ordonné par son médecin et calme nécessaire à la composition.
De par son instrument, l'orgue, Saint-Saëns possède une connaissance approfondie des musiques anciennes et exotiques : l’intérêt réel qu’il nourrit pour la terre algérienne répond comme en écho à ce désir d’ailleurs. A une époque où l’ethnomusicologie en est encore à ses premiers balbutiements, le compositeur s’intéresse de près aux lyres et cithares antiques et compte parmi les meilleurs spécialistes de ce que l’on appelle aujourd’hui les Musiques du Monde.

Exotisme sublimé
Dès 1879, même s’il reviendra par la suite sur ce jugement, Saint-Saëns est d’avis que la redécouverte des modes antiques et orientaux, l'exploitation de la métrique et la rythmique de la musique antique, feront renaître l'art musical occidental. Pour Saint-Saëns l’exotisme n’est pas un vain mot : il teinte très subtilement nombre de ses partitions, de La Bacchanale de Samson – qui reproduit intégralement une ouverture zidane entendue par des musiciens arabes dans un café maure d'Alger – en passant par la Suite Algérienne op. 60, jusqu’au trop peu connu Caprice arabe op. 96 pour deux pianos dont le rythme évoque l’accompagnement de derboukas.

Le retour d’un enfant du pays
Daniel Matrone, compositeur et organiste, est né à Annaba (Bône, Algérie) d’une famille musicienne qui compte également le compositeur Giacinto Lavitrano (Ischia 1875, Bône 1937). Il a fait ses études au Conservatoire de Toulouse auprès de Xavier Darasse, puis à Paris avec Marie-Claire Alain et Yvonne Lefébure. Ses enregistrements lui ont valu plusieurs Diapasons d’Or et Chocs du Monde de la Musique. Organiste de Saint-Louis-des-Français à Rome depuis 1999, l’Algérie et Camille Saint-Saëns n’ont cessé d’inspirer librement Daniel Matrone, dans ses improvisations et ses créations, tant au piano qu’à l’orgue.
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Daniel Matrone © Benjamin François

Au travers de la subjectivité d’un musicien d’aujourd’hui, cette Nuit (franco-)algérienne propose un voyage musical inédit sur les pas de Camille Saint-Saëns à Alger, à la recherche de ses traces, ténues mais réelles, rêvées, sublimées. Elle explorera ce rapport dialectique sans cesse renouvelé entre l’Algérie d’hier et aujourd’hui.




Programmation musicale
Générique : Camille Saint-Saëns, Suite Algérienne ("Marche militaire française")
Camille Saint-Saëns, piano


Camille Saint-Saëns, Deux mouvements de la Suite algérienne, Op. 60 (prélude, rhapsodie mauresque, Rêverie du soir, marche militaire française)
Orchestre de la Suisse italienne
Francis Travis, dir.
CHANDOS

Camille Saint-Saëns, Prélude et Fugue en ré mineur op. 99 n°1
par Daniel Matrone à l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll (restauré en 2002 par le facteur Alain Sals) de ND d’Afrique à Alger.

Jacques Boyvin, Tierce en taille
par Daniel Matrone à l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll de ND d’Afrique à Alger

Achille de Lauzières, Mélodie orientale (extraite de 30 Mélodies populaires de la Grèce et de l’Orient, réunies par Louis-Albert GOURGAULT-DUCOUDRAY en 1897)

Camille Saint-Saëns, Samson et Dalila (« Printemps qui commence »)
Transcription de et par Daniel Matrone à l’orgue de ND d’Afrique à Alger (12.03.2011)

Camille Saint-Saëns, Samson et Dalila (« Printemps qui commence »)
Camille Saint-Saëns (piano) – Meyriane Héglon (contralto)
enregistré à Paris le 26 juin 1904

Camille Saint-Saëns (transcription de Daniel Matrone), Mazurka en si mineur n°3 Op. 66 par Daniel Matrone à l’orgue de Notre-Dame d’Afrique à Alger (enregistré le 12.03.2012)

Improvisation d’une Méditation à la manière de Camille Saint-Saëns par Daniel Matrone à l’harmonium de ND d’Afrique à Alger.

Max Reger, Fugue en ré mineur op. 129 n°1
par Daniel Matrone à l’orgue de ND d’Afrique d’Alger

Camille Saint-Saëns, Cyprès et Lauriers op. 156 pour orgue et orchestre
Mathias Eisenberg (orgue ND de la Daurade à Toulouse), Orchestre du Capitole de Toulouse
Michel Plasson, dir.
EMI (1997)

Félicien César David (1810-1876), Chant du désert. Glorification d’Allah (final des Brises d’Orient, ode symphonie en 3 parties, poésie d’Auguste Colin pour récitant, ténor solo)

Début de Nouba en mode zidane par Beihdja Rahal et son ensemble
INEDIT 2008 / Collection Ocora-Radio France (vol. 1)

Camille Saint-Saëns, Samson et Dalila (Bacchanale du 3ème acte)

Camille Saint-Saëns, La Nuit persane op. 26b (la solitaire, la fuite )
Orchestre Victoria
chœur Belle époque
Guillaume Tourniaire, dir.

Camille Saint-Saëns, Aimons-nous François Le Roux (baryton) et Graham Johnson (piano)
HYPERION (1996)

Camille Saint-Saëns, Caprice arabe, op. 96
Christian Ivaldi (1er piano) et Noël Lee (2ème piano)
ARION (1986)
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Nour-Eddine Saoudi © Benjamin François

- 2 improvisations sur le mode Zidane par Nour-Eddine Saoudi (au luth et au chant), enregistré le 15 mars 2012 au Centre Culturel Français d’Alger

- Stelle d’amour
- Solimane valse extraite de la « Constellation des transatlantiques » par Daniel Matrone au piano du Centre Culturel Français d’Alger le 15 mars 2012

Camille Saint-Saëns, Mouvement lent du 5ème concerto en fa M, Op. 103 « l’Africain »
Aldo Ciccolini + Orchestre de Paris
Serge Baudo, dir.

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