Les traverses du temps

par Marcel Quillévéré

du lundi au vendredi de 19h08 à 20h

10 août 2012 19:08

Cesare Capitani et Laetitia Favart (émission du 13/02/12)

  • rss


Moi, Caravage de Cesare Capitani
d’après le roman de Dominique Fernandez La Course à l’abîme
(Grasset)

Mise en scène : Stanislas Grassian

avec
Cesare Capitani et Laetitia Favart

Un fascinant autoportrait en clair-obscur de Michelangelo Merisi, dit Caravage. Cette confession palpitante de l’artiste maudit, placée sous le signe du double, est ponctuée, comme dans un rêve éveillé, par des chants à
cappella (Monteverdi, Caccini et Grancini) interprétés par Laetitia Favart.


invités

  • illustration

    Cesare Capitani, comédien, auteur

    Diplômé de l’École du Piccolo Teatro de Milan, il travaille entre la France et l’Italie en tant que comédien, metteur en scène et auteur. Au théâtre en France il joue sous la direction de :
    - Giorgio Strehler dans Les Géants de la montagne de L. Pirandello
    - René Loyon dans Penthesylée de H. Von Kleist
    - Isabelle Pousseur dans La Fausse suivante de Marivaux
    - Walter Manfré dans La Confession
    - Carlotta Clerici dans Le fascinant Anton Pavlovic de G. Prosperi.
    Il joue également en Italie dans :
    - L’Aigle de Canossa metteur en scène et comédien, 2003.
    - Gigi (comédie musicale) de Colette, mise en scène de Filippo Crivelli, 1996.
    - Roméo et Juliette de William Shakespeare, mise en scène de Paolo Valerio, 1993.
    - Pensaci, giacomino ! de L. Pirandello, metteur en scène A. Moretti.
    - A Clockwork orange de A. Burgess, mise en scène de P. Busuttil – Malte, 1992.
    Au cinéma, il est dirigé par Dominique Farrugia dans L’amour c’est mieux à deux;
    Diane Kurys dans Les enfants du siècle; Jacques Rivette dans Va savoir ; Laurent
    Raymond-Vinas dans Mes amis d’en France ; Mimmo Calopresti dans L’amour ne
    coûte rien.
    Il écrit et met en scène L’Aigle de Canossa (Italie). Il signe la mise en scène de La
    Traversée de la nuit de Geneviève de Gaulle-Anthonioz (France).
    Il est également l’auteur de plusieurs nouvelles: Le Monstre (primée au concours
    Plume d’Auteur, Italie, 2008), L’Abbé (primée au concours Centorighe, Italie, 2007)
    Le Lac vert (primée au concours Le littoral, Italie, 2007), Et elle dansait (primée au
    8° Concours Européen, Italie, 2001).
    Il est l’auteur de Rhapsodie, pièce de théâtre primée au concours Vallecorsi de
    Pistoia, Italie,1998 et de L’Aigle de Canossa, pièce présentée en Italie, 2004 et a
    écrit l’adaptation théâtrale du roman d’Umberto Eco, Le Nom de la rose, qu’il a mise en scène en 2003.

    illustration :
    Cesare Capitani
    ©Cruveiller


  • illustration

    Laetitia Favart, comédienne, mezzo soprano

    se forme au théâtre classique avec Antoine Campo, auteur et metteur en scène de théâtre et d’opéra, élève d’Antoine Vitez. Puis elle suit les deux années de formation à l’Ecole Internationale Jacques Lecoq à Paris. En parallèle, elle suit des cours de chant lyrique avec Lana Martin, Emmanuel Pesnot et Martina Cartella.
    Elle joue dans plusieurs spectacles mêlant jeu et chant, notamment:
    - “Une Iliade” de René Zahnd, mise en scène d’Hassan Kouyaté (Centres culturels du
    Burkina Fasso, Francophonies de Limoges…)
    - “La Chorale de Saint-Fulbert” création collective de la compagnie Acidu (Au
    Fourneau à Brest, Festival d’Amiens et de Nevers...)
    - “ Georges Dandin” mise en scène de Mylène Padoan (Théâtre de Vanves…)
    - “L’Enfant aux cheveux bleus”, opéra contemporain dans une mise en scène
    d’Antoine Campo, pour l’ENMD de Montreuil.
    Mais aussi dans différents spectacles de théâtre: “Une Cerise noire” dans une mise en scène de Benoit Afnaim (Festival de Châlon en Champagne…), “L’Herbe de mémoire” dans une mise en scène d’Anne Quesemand (Théâtre de la Vieille Grille), “Chronique des temps radieux” au Théâtre 95 de Cergy-Pontoise (texte et mise en scène de Joël Dragutin), “Le Gendarme incompris” de Cocteau au Théâtre de l’Athénée (mise en scène d’Antoine Campo)
    Au cinéma, elle tient les rôles principaux dans plusieurs courts-métrages : “Aidezmoi”
    de Cristophe Prévite et “Sourdine” D’Alice Rivon. Elle joue dans le long-métrage
    “Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourdhui” de Pascal Arnold et Jean-Marc Barr.
    Elle collabore avec l’Artiste vidéaste italien Kalinka dans les oeuvres “Iloveyou” et
    “Inorout”.
    Elle vit trois ans en Italie où elle joue et chante dans le spectacle “Lezione di
    Palcoscenico”, mis en scène par Dario Fo aux Théâtres de Mantoue et de Padoue. Elle
    co-écrit, met en scène et joue avec Luca Cairati “Tristan et Iseult” et “Genesi”,
    spectacle mêlant jeu et chant.
    Elle joue pour TeatroVivo dans le spectacle “Comici e capocomici”, mis en scène par
    Carlo Boso en tournée en Allemagne, France, Italie, Hongrie, Tchécoslovaquie,
    Portugal, et en France.

    illustration :
    Laetitia Favart et Cesare Capitani
    ©Cruveiller



On en parle

  • illustration

    par Marcel Quillévéré

    Pourquoi Moi, Caravage ?
    Depuis un certain temps, je songeais à raconter sur scène l’existence de Michelangelo Merisi. J’avais lu des essais critiques sur son art, des manuels explorant sa technique, des études comparées sur son style… Ces ouvrages montraient la grandeur de l’artiste, étudiaient ses sources d’inspiration, soulignaient le caractère révolutionnaire de sa production; mais aucun ne
    parlait de sa vie. Pour ma part, plus j’avançais dans la connaissance de l’artiste, plus je ressentais le besoin de découvrir l’homme dont les tableaux d’une puissance et d’un érotisme jamais vus, ont révolutionné la peinture.
    C´est alors que j’ai lu le roman de Dominique Fernandez. La biographie romancée qu’il a écrite correspond-elle à la réalité? Est-elle du moins crédible ? Je ne me suis pas posé la question ! L’essentiel pour moi a été la découverte de ce rebelle qui a toujours refusé tout compromis et dont le mode de vie et les oeuvres sont une provocation constante, un affront perpétuel à la morale. La voilà la matière première de mon spectacle ! Un homme qui se raconte, qui se montre à nu : un rebelle promis à l’autodestruction, un éternel insatisfait affamé de scandales, un artiste perpétuellement à la recherche de l’absolu mais aussi un être fragile,
    séduisant, troublant, comme les personnages qu’il a représentés dans ses toiles.
    Caravage se confesse et revit sous les yeux du spectateur toute son existence : l’enfance dans le petit bourg lombard, l’approche de la peinture, les premiers ennuis avec la justice, la fuite à Rome... Là, le jeune Michelangelo, avec quelques tableaux d’une puissance et d’un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture et connaît la gloire : les princes le courtisent, les cardinaux le protègent ... Mais voilà : il est de caractère violent et asocial. C’est un rebelle : il refuse tout compromis, toute facilité que lui assurerait son talent. Son mode de vie est une provocation constante, ses oeuvres un affront perpétuel à la morale : il aime les femmes et les hommes, il prend comme modèles des prostituées et des voyous, il est toujours prêt à sortir son épée… Les procès à son encontre se multiplient, ainsi que ses séjours en prison. Il tue un homme et il est condamné à mort. Il s’enfuit et erre entre Naples, Malte, la Sicile… Il meurt mystérieusement sur une plage au nord de Rome : il n’a pas encore quarante ans.

    « Cesare Capitani »

    liens :
    @ Théâtre du Lucernaire

    illustration :
    Affiche Pourquoi Moi, Caravage ?
    ©DR


programmation musicale

  • illustration

    GENERIQUE de la Suite Panaméenne de Kurt Weil
    utilisé comme thème de la célèbre chanson Youkali

    Rosemary Hardy, soprano
    Ensemble Modern, direction B K Gruber
    [Album :"Berlin im Licht" LARGO 5114]

  • illustration

    C Monteverdi
    Orfeo « Tu sei morta »

    Laetitia Favart, chant
    Bande non commercialisée

  • illustration

    Jordi Savall d’après Monteverdi
    Cantus Caravaggio Sinfonia di Guerra

    Hesperion XX1, direction Jordi Savall
    [Alia Vox AVSA9852, SACD]

  • illustration

    Alessandro Stradella
    St Jean Baptiste Soffin pur rabbiosi fremiti Dove, Battista , dove ?

    Gérard Lesne
    Les Musiciens du Louvre, direction Marc Minkowski
    [Erato ERAT , 2292 -45739-2]

  • illustration

    Alessandro Stradella
    Salomé Air « Queste lagrime e sospiri »

    Patricia Petitbon
    Orchestre baroque de Venise, direction Andrea Marcon Rosso
    [DGG 477 8763]

  • illustration

    Carlo Gesualdo
    Samedi Saint Responsorium N°3

    Hilliard Ensemble
    [ECM 843868]

  • illustration

    Populaire
    Tamurriata Nera

    Lucilla Galeazzi et Marco Beasley
    Nuova Compagnia di Canto Popolare

  • illustration

    Jordi Savall d’après Luigi Rossi
    Consonanze Stravaganti

    Hesperion XX1
    Jordi Savall
    [Alia Vox AVSA9852, SACD]

  • illustration

    Janis Joplin
    I would like a Mercedes Benz

    Janis Joplin à capella
    [PEARL 5099751513421-1-8]

  • illustration

    D’après Monteverdi
    Il Pianto della Madonna

    Mina

  • illustration

    Monteverdi
    Dulcis Christe

    Laetitia Favart, chant
    Bande non commercialisée

  • illustration

    Cavalieri
    Lamentations Miserere Mei Deus

    Ensemble du Poème Harmonique
    Orchestre dirigé par Vincent Dumestre
    [ALPHA 011]



agenda

Moi, Caravage de Cesare Capitani
d’après le roman de Dominique Fernandez La Course à l’abîme
(Grasset)

Depuis le 10 janvier 2012
du mardi au samedi à 20h et le dimanche à 17h
au Théâtre Le Lucernaire
53, rue Notre Dame des Champs - 75006 PARIS


Métro Vavin – Notre Dame des Champs
Tel 01 45 44 57 34 - www.lucernaire.fr

separation