22 juin 2012 13:40

« Malheureusement, on ne connaît Dukas que par "L'Apprenti sorcier", alors que sa belle "Symphonie en do majeur", sa monumentale "Sonate en mi bémol mineur" et "La Péri" sont quasiment oubliées. » HAROLD C. SCHONBERG
Dernier épisode de la troisième semaine consacrée aux écrits du compositeur français Paul Dukas.
Aujourd’hui, Du côté de chez Pierre aborde la musique contemporaine à travers
une question posée à Dukas en 1924 par le Courrier Musical, sur « l’évolution et l’état de la musique contemporaine ».
Dukas, bien qu’éclairé, se fourvoie en ce sens, qu’après avoir pourtant expliqué que par définition, on ne peut donner son avis sur un art en mouvement et de surcroit dont on est parti prenante, sans se tromper. Même si en sage, il sait aussi que le temps sera le seul juge des œuvres de son époque.
Extrait page 668
(…) Mais juger de l’art qui est en train de se faire, et des manifestations individuelles si nombreuses et si divergentes dont se compose le « mouvement » contemporain, en quelques mots et en bloc, c’est tout autre chose.
Les tendances d’aujourd’hui sont à ce point diverses, enchevêtrées et au fond incertaines chez beaucoup, malgré tant d’assurance affichée par quelques-uns, en théorie, que tout jugement sur les œuvres qui les reflètent doit apparaître conditionnel et provisoire. (…)