Open jazz

par Alex Dutilh

du lundi au vendredi de 18h02 à 19h

28 mai 2012 18:00

Melody Gardot

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Chaque artiste a une histoire. Melody Gardot est au cœur de sa musique. Quand elle avait 19 ans, Melody a été heurté par une voiture. Au cours de son rétablissement, elle a utilisé la musique comme une forme de thérapie, elle a même enregistré tout en restant à l'hôpital. Une fois sorti, elle a commencé à jouer autour de Philadelphie. Il n'a pas fallu attendre très longtemps avant qu'elle signe chez Universal. Son premier album, "Worrisome Heart", affiche son don pour transformer le jazz traditionnel et le blues en musique intime et personnelle.

Acclamée par la critique dès ses débuts, pour une association rare d'urgence et d'intimisme, Melody était prête. Prête à travailler avec le producteur des vainqueurs des Grammy, Larry Klein, pour créer un album qui saisirait les subtilités d'une performance live en studio. Prête à collaborer avec le légendaire compositeur Vince Mendoza, dont elle considérait les arrangements d'orchestre comme une arme secrète sur son album. Prête à évoluer en tant qu'artiste. Prête à faire évoluer sa musique.[melodygardot.com]

Melody Gardot a écrit son nouvel album « The Absence » pendant l'année de voyages solitaires à travers le monde qu'elle a entrepris pour souffler d'une première tournée à rythme effréné. Des déserts marocains aux bars à tango de Buenos Aires en passant par les plages du Brésil, chaque titre saisit l’atmosphère musicale d’un des endroits où elle a posé ses valises. Certains lieux ont même donné leur nom aux chansons, comme c’est le cas pour « Lisboa ».

Melody s’est entourée de musiciens dont la réputation n’est plus à faire : Heitor Pereira pour la production, les arrangements, et les guitares, Jim Keltner ou Peter Erskine à la batterie et John Leftwich à la basse. « The Absence » suit les traces des deux premiers albums de Melody Gardot « Worrisome Heart » et « My One & Only Thrill » vendus à deux millions d’exemplaires.

 © François Coquerel


A la une


Milestones

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    par le collectionneur

    Coleman Hawkins The Quintessence, 1926-1944

    Dans l’histoire du jazz, la place de Coleman Hawkins (1904-1969) correspond exactement à celles de sa vie. Il embrasse à la fois la naissance du jazz et les soubresauts du bebop au moment de l’émergence du free jazz. Il fut à la fois le premier grand soliste au saxophone ténor, l’équivalent de ce que fut Louis Armstrong à la trompette et celui qui fut un acteur marquant du basculement de la tradition, entamée pour lui dans l’orchestre de Fletcher Henderson, dans la modernité : le bebop ne lui fit pas plus peur que les rugissements de Sonny Rollins, les explorations de Max Roach, la sophistication de Miles Davis ou les prémices de la bossa nova. Entre temps il fut l’un de ceux qui surent déceler chez Django Reinhardt l’expression d’un ailleurs possible pour le jazz américain…

    Le double CD « The Quintessence, 1926-44 » que lui a consacré Alain Gerber chez Frémeaux couvre ses années « classiques » précédant l’explosion du bebop. Avant et après le chef d’œuvre absolu d’improvisation que constitue sa version de 1939 de Body and Soul, on y entend une puissance d’expression qui en fait le plus brillant disciple d’Armstrong et le grand-père de Sonny Rollins… Alain Gerber a parfaitement résumé cela en une phrase : « Son chapeau lui servait surtout à ne l'ôter devant personne. »

    Aujourd'hui Hello Lola, enregistré le 14 novembre 1929 à New York au sein de l’ensemble de Red McKenzie et qui met en valeur le phrasé staccato, directement imité de la trompette, du jeune saxophoniste.
    Glenn Miller, trombone
    Pee Wee Russell, clarinette
    Coleman Hawkins, sax ténor
    Eddie Condon, banjo
    Jack Bland, guitare
    Pops Foster, contrebasse
    Gene Krupa, batterie


Time out

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    par le noctambule

    Sortir lundi et mardi

    > ce soir Sylvain Rifflet au Sunside à Paris pour les cinq ans du label "dématérialisé" Sans Bruit.

    Sylvain Rifflet (saxophones)
    Gilles Coronado (guitare)
    Christophe Lavergne (batterie)
    **************************************************
    > demain Cécilia Bertolini à la Maison des Cultures du Monde - Théâtre de l'Alliance Français à Paris dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés

    Cécilia Bertonlini (voix)
    Armel Dupas (piano)
    Olivier Louvel (guitare)
    Manuel Marchès (contrebasse)
    Karl Jannuska (batterie)
    **************************************************
    > demain Kevin Seddiki au studio de l'Ermitage à Paris

    Kevin Seddiki (guitare)
    Bijan Chemirani (percussions)
    Daniele Di Bonventura (bandonéon)
    invités :
    Olivier Ker Ourio et Maria Simoglou

    illustration :
    ©DR/DR/E.Lacaze


Culture jazz

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    par l'insatiable

    Treme - Saison 2

    La série télévisée Treme, qui se passe dans le New Orleans de l'après Katrina va bientôt entamer sa troisième saison.

    Viennent de paraître simultananément le coffret DVD de la saison 2 de chez Warner Home Video et la B.O. de la série en CD chez Treme chez Universal.

    La bande originale de cette saison 2 est riche de la musique New Orleans d'aujourd'hui, dans toute sa vivacité et sa diversité. On y trouve des fanfares, du jazz traditionnel, du R&B, du rock enraciné et de la musique cajun, le tout avec un clin d'œil spécial à la tradition du piano de la ville (Henry Butler, Jon Cleary, Dr. John, Tom McDermott, David Torkanowsky…). On y trouve aussi une première collaboration entre le neo-funk de Galactic, l'emblématique Brass Band de Dirty Dozen et le rappeur Juvenile. Enregistrée en concert dans les rues et dans les clubs, la musique de New Orleans y est on ne peut plus vivante.


Globe trotter

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    par le routard

    Duke Ellington

    Un voyage dans le temps et dans l'espace proposé par le label Jazzhaus, distribué en France par Intégral. Jazzhaus s'est donné pour objet de valoriser les archives inédites des radios publiques allemandes.

    Ainsi du concert donné par Duke Ellington le 6 mars 1967 à la Liederhalle de Stuttgart. 73 minutes au sommet avec un orchestre de rêve :
    Cat Anderson, Cootie Williams, Herbie Jones, Mercer Ellington, trompettes
    Chuck Connors, Lawrence Brown, Buster Cooper, trombones
    Paul Gonsalves, sax ténor; Johnny Hodges, sax alto; Harry Carney, sax baryton et clarinette; Russell Procope, sax alto et clarinette; Jimmy Hamilton, sax ténor et clarinette
    Duke Ellington, piano
    John Lamb, contrebasse
    Rufus Jones, batterie


Curiosité

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    par le chineur

    Eri Yamamoto

    Parution de "The Next Page" chez Aum Fidelity

    Eri Yamamoto (piano)
    David Ambrosio (contrenasse)
    Ikuo Takeuchi (batterie)

    illustration :
    Eri Yamamoto Trio
    ©Rika Yamamoto


programmation musicale

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    Gardot
    « The Absence » If I Tell You I Love You

    Melody Gardot
    [Decca 2792657]

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    Gardot, Harris
    « The Absence » Goodbye

    Melody Gardot
    [Decca 2792657]

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    Gimbel, de Moraes, Jobim
    « Quiet Nights » The Boy From Ipanema

    Diana Krall
    [Verve]

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    R. Heller, L. Hambro
    « The Lonely One » The Lonely One

    Marianne Solivan
    [Hipnotic 10007]

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    McKenzie, Means
    « The Quintessence » Hello Lola

    Coleman Hawkins
    [Frémeaux 213]

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    Sylvain Rifflet
    « Alphabet » Hyper Imaginative Juke (box) (part 2)

    Sylvain Rifflet
    [Autoprod]

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    C. Bertolini, Marti, C. Bertolini
    « Gotta Do It » No Time To Lose

    Cécilia Bertolini
    [Bonsaï 120502]

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    Kevin Seddiki
    « Il sentiero » Mélodie du bonheur

    Kevin Seddiki
    [Wildner 58210]

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    Donald Harrison
    « Treme, Season 2 » Hu-Ta-Nay

    Treme II, Donald Harrison
    [Rounder]

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    D. Ellington
    « Bigbands Live, Stuttgart 1967 » Rue Bleue

    Duke Ellington
    [Jazzhaus 101703]

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    Eri Yamamoto
    « The Next Page » Just Walking

    Eri Yamamoto
    [Aum Fidelity 071]


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    1 commentaire | page 1/1

    Tayol Jean-Luc
    29/05/2012 - 20h59

    Vous avez récemment diffusé une version vocale sidérante d'un thème de Monk (dont je ne me rappelle pas le titre, en hommage a Mimi Perrin)
    Qui était-ce, et quel jour l'avez-vous passée ?
    Bravo pour votre émission et son lot de surprises quotidiennes? telle Melody Gardot, que je découvre ce soir...

    [France Musique] Il s'agissait de l'émission du lundi 21 mai. La chanson s'appelle C'était Mimi, par le groupe vocal "Les Grandes Gueules" et son nouvel album "Poéziques" (RCA).


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