La Matinale

par Christophe Bourseiller

du lundi au vendredi de 7h à 9h

17 juillet 2012 07:00

Richard Brunel

  • rss


invités

  • illustration

    Richard Brunel, metteur en scène



    Richard Brunel est issu de l’École du Centre Dramatique National de Saint-Étienne sous la direction notamment de Philippe Adrien, Pierre Barrat, Pierre Debauche, Michel Dezoteux, Mario Gonzalès,Patrick Guinand, Hervé Loichemol, Sophie Loucachevsky, Pierre Pradinas, Guy Rétoré, Marie-Noël Rio,Stuart Seide...
    Comédien, il crée la Compagnie Anonyme avec un collectif en 1993, et en devient le metteur en scène en 1995. Basée en Rhône-Alpes, la Compagnie sera en résidence au théâtre de la Renaissance à Oullins de 1999 à 2002. La Compagnie Anonyme est conventionnée par le Ministère de la Culture (Drac Rhône-
    Alpes) et le Conseil régional Rhône-Alpes et subventionnée par la Ville de Saint-Étienne et le Conseil général de la Loire.
    En 2003, il poursuit sa formation de metteur en scène à l’Unité Nomade, auprès de Robert Wilson aux États-Unis ; de Kristian Lupa à Cracovie ; d’Alain Françon ; il suit un stage technique au Théâtre National de Strasbourg et un stage de mise en scène d’opéra sur une production du Festival International d’Art lyrique d’Aix-en-Provence en 2005. En outre, il a suivi un atelier auprès de Peter Stein à l’Opéra National de Lyon.
    Depuis 1995, au théâtre il a monté des textes de Ramon Valle-Inclan, Stanislas Ignacy Witkiewicz, Franz Kafka, Lioubomir Simovitch, Witold Gombrowicz, Eugène Labiche, Mikhail Boulgakov, Ödön von Horváth, Cyril Tourneur, Pauline Sales, Peter Handke…
    Début 2007, il a mis en scène Hedda Gabler d’Ibsen, au Nouveau Théâtre de Besançon, aux Subsistances-Lyon, en tournée en France (Angers, Nancy, Valence…) et au Théâtre National de la Colline. Hedda Gabler a été nommé aux Molières 2007 dans la catégorie Théâtre en Région.
    Durant la saison 2007-2008, il monte Le Théâtre ambulant Chopalovitch de Liouboumir Simovitch à l'Ecole du Théâtre National de Strabourg.
    Il a été artiste associé à la Manufacture CDN de Nancy de 2004 à 2007. Parallèlement, il a dirigé des ateliers et stages de formation professionnelle, notamment à l’Atelier du Rhin de Colmar, au Nouveau Théâtre d’Angers, au Théâtre de la Manufacture de Nancy, au Maroc, en Italie et en Roumanie.
    Pour le théâtre lyrique, en 2006, il a mis en scène à l’Opéra National de Lyon Der Jasager de Bertolt Brecht et Kurt Weill, direction musicale Jérémie Rhorer.
    En 2008, il met en scène L’Infedelta Delusa de Haydn au Festival International d’Aix-en-Provence et retrouve Jérémie Rhorer à la direction musicale (+ tournée à Monte-Carlo, Sceaux, Besançon, Valladolid, Bilbao, Toulon en 2009 et à l’Opéra de Lille et au Grand théâtre du Luxembourg en 2010).
    En 2009, à l’Opéra National de Lyon, il met en scène pour la première fois en France In the Penal Colony de Philip Glass d’après la nouvelle éponyme de Franz Kafka, présenté au théâtre de l’Athénée en 2010. La même année, il a mis en scène Albert Herring de Benjamin Britten dirigé par Laurence Equilbey à l’Opéra de Rouen et l’Opéra Comique et J’ai la femme dans le sang de Georges Feydeau, pièce créée au Centre Dramatique Régional de Vire (+ tournée à Valence, Montreuil, Caen, Colmar,
    Saint-Étienne, Marseille).

    Il a été nommé en janvier 2010 directeur de la Comédie de Valence, Centre Dramatique National Drôme-Ardèche.

    liens :
    @ La Comédie de Valence



Un livre, une ville, une musique

  • par Marie Rose Guarniéri

    Japon
    Roland Barthes


Le festival du jour


La chronique du jour


programmation musicale

  • illustration

    W. Byrd
    Justorum animae (Gradualia 1605/1607)

    Laudantes Consort, direction Guy Janssens
    [Arsonor]

  • illustration

    Jan Liseicki (piano)
    Concerto pour piano n°21 en ut Majeur K.467 (Allegro vivace)

    Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, direction Christian Zacharias
    [Deutsche Grammophon]

  • illustration

    J. S. Bach
    Partita n°3 en mi Majeur BWV 1006

    Vadim Gluzman (violon)
    [BIS SACD 1972]

  • illustration

    M. Reger
    Sonate pour violoncelle et piano n°2 op.28 (alegretto)

    Alexandre Kniazev (violoncelle) et Edouard Oganessian (piano)
    [Saphir Productions]

  • illustration

    M. Reger
    Wiegenlied op.79

    Alexandre Kniazev (violoncelle) et Edouard Oganessian (piano)
    [Saphir Productions]

  • illustration

    J. S. Bach
    Sonate en sol mineur BWV 1034 (Allegro)

    H. Reyne (flûte), P. Hantaï (clavecin), E. Guigues (viole de gambe)
    [Mirare]

  • illustration

    T. Takemitsu
    My Way of life

    Saito Kinen Orchestra, Tokyo Opera Singers, direction Seiji Ozawa
    [Philips]

  • illustration

    W. Mozart
    Les Noces de Figaro ("L'ho perduta", air de Barberine, début de l'acte IV)

    Orchestre Philharmonique de Vienne, direction Claudio Abbado
    [Deutsche Grammophon]

  • illustration

    V. Ullmann
    Der Kaiser von Atlantis

    Gewandhausorchester Leipzig, direction Lothar Zagrosek
    [DECCA]

  • illustration

    B. Hermann
    Psychose

    Orchestre Philharmonique de Los Angeles, direction Esa Peka Salonen
    [Sony]

  • illustration

    P. Glass
    In the penal colony (scène 16)

    Ensemble de Musique du Théâtre Wales, direction Michael Rafferty
    [Orange Mountain Music]


Références

  • illustration

    Livre

    Roland Barthes
    L'Empire des signes
    "Pourquoi le Japon ? Parce que c'est le pays de l'écriture : de tous les pays que l'auteur a pu connaître, le Japon est celui où il a rencontré le travail du signe le plus proche de ses convictions et de ses fantasmes, ou, si l'on préfère, le plus éloigné des dégoûts, des irritations et des refus que suscite en lui la sémiocratie occidentale. Le signe japonais est fort : admirablement réglé, agencé, affiché, jamais naturalisé ou rationalisé. Le signe japonais est vide : son signifié fuit, point de dieu, de vérité, de morale au fond de ces signifiants qui règnent sans contrepartie. Et surtout, la qualité supérieure de ce signe, la noblesse de son affirmation et la grâce érotique dont il se dessine sont apposées partout, sur les objets et sur les conduites les plus futiles, celles que nous renvoyons ordinairement dans l'insignifiance ou la vulgarité. Le lieu du signe ne sera donc pas cherché ici du côté de ses domaines institutionnels : il ne sera question ni d'art, ni de folklore, ni même de " civilisation " (on n'opposera pas le Japon féodal au Japon technique). Il sera question de la ville, du magasin, du théâtre, de la politesse, des jardins, de la violence ; il sera question de quelques gestes, de quelques nourritures, de quelques poèmes ; il sera question des visages, des yeux et des pinceaux avec quoi tout cela s'écrit mais ne se peint pas."