La Métamorphose, bête comme chou
Il y a du Ovide dans l’œuvre de Michael Levinas (*1949). Il est comme celui-ci fasciné par les métamorphoses, les passages des hommes-dieux à des êtres de nature minérale, végétale ou animale. L’opéra « La Métamorphose » créé en 2011 à l’Opéra de Lille comprend deux parties un prologue « Je, tu, il » sur un texte de Valère Novarina, un maître de la métamorphose langagière et l’opéra proprement dit sur la célèbre nouvel éponyme de Franz Kafka, « La Métamorphose » où un garçon de commerce Grégor se mue au réveil en blatte. L’astuce du compositeur pour rendre vraisemblable sa tragédie lyrique fut de transformer en temps réel la voix de Grégor en une voix de synthèse au moyen d‘un logiciel élaboré par l’Ircam. Michaël Levinas réalise son meilleur opéra car la métamorphose se plie et se déplie aussi bien vocalement qu’instrumentalement.
« La métamorphose ». « Je, tu, il » (prologue de Valère Novarina) par Fabrice di Falco (Grégor), Ensemble Ictus, direction George-Elie Octors ; AEON (AECD 1220)
programmation musicale
George Antheil Jazz Symphony
New Palais Royal Orchestra and Percussion Ensemble, direction Maurice Peress [Music Masters Classics - 01612-67094-2]
Arthur Benjamin Concerto en do mineur de Domenico Cimarosa - Siciliana & Allegro Giusto
Heinz Holliger Academy of St Martin in the Fields, I Musici, direction Iona Brown [Newton Classics 8802005]
Domenico Cimarosa Sanctus & Agnus Dei
Choeur de Chambre des musiciens du Louvre, La Philharmonie de Chambre, direction Jérémie Rhorer [Ligia Digital - LIDI 020224312]
Benjamin Britten Bacchus, Allegro pesante
Céline Moinet [Harmonia Mundi - HMC 902118]
Benjamin Britten Songs and Proverbs of William Blake, Op.74