 |
L'Invité de 7h20 : docteur Alain Gavaudan |
| |
David Aussillou - 02/09/2010 |
| |
| Psychiatre à l'hopital Valvert à Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Robert Alfonsi |
| |
David Aussillou - 02/09/2010 |
| |
| Président du Groupe Socialiste au Conseil Régional et président du groupe d'opposition de Gauche au Conseil Municipal de Toulon. |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
 |
L'Invité de 7h15 : Christophe Doré |
| |
David Aussillou - 01/09/2010 |
| |
| Secrétaire général du SNUIPP des Bouches du Rhône |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Bernard Reynés |
| |
David Aussillou - 01/09/2010 |
| |
| Député Maire Ump de Chateaurenard |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
01/09/2010 |
| |
en pratique c'est seulement à partir d'aujourd'hui que l'on va découvrir qu'il manque des profs dans telle ou telle classe. Les ajustements se feront dans les prochains jours avec les désormais classiques énervements devant les sureffectifs ou des enfants qui ne trouveront pas de place. Côté rentrée des élèves, si dans les écoles et collèges la situation est à peu près maitrisée avec une rentrée pour tout le monde demain, en revanche dans les lycées cela va du très sérieux au n'importe quoi. Puisque dans certains cas, les ados ne commenceront à bosser que la semaine prochaine. Lundi. Heureusement après cette dure journée, ils pourront se reposer mardi, grâce à la grève lancée tous azimuts par les syndicats sur les retraites. Comme les transports seront paralysés et les profs absents, il n'y aura pas d'échappatoire possible. Cela ne fera que confirmer qu'une bonne rentrée ne peut s'effectuer sans un minimum de pagaille, d'énervements et de revendications. Ce rituel un brin lassant confirme que le malaise est une seconde nature chez bien des enseignants. Si la société, les tensions portées par les élèves, les réformes incessantes et pas toujours cohérentes ne facilitent pas leur boulot, il n'empêche que cette profession aussi adulée que critiquée porte à elle seule les germes d'une révolte permanente. La perspective d'avoir à travailler plus longtemps énerve les enseignants mais laisse de marbre une opinion publique convaincue que le bénéfice de toutes les vacances scolaires est un avantage non négligeable. En revanche ils ne sont pas coupables des profs non remplacés, des classes chahutées par les chahuts et les minots à la recherche d'une place alors que leurs échecs sont plus nombreux que leurs succès. C'est tout cela qui est dans cette fameuse rentrée. Avec fort heureusement aussi de la conviction, de l'espoir et bien souvent, la farouche volonté de faire avancer cette jeunesse plus inquiète qu'inquiétante.
bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Maryse Joissains |
| |
David Aussillou - 31/08/2010 |
| |
| Députée maire Ump d'Aix en Provence |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h15 : André Boulard |
| |
David Aussillou - 30/08/2010 |
| |
| Président de la Chambre d'Agriculture des Bouches du Rhône |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Michel Vauzelle |
| |
David Aussillou - 30/08/2010 |
| |
| Président socialiste du Conseil Régional |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
30/08/2010 |
| |
On aurait tôt fait de ressortir la bonne vieille du talion, œil pour œil et appliquer aux fous qui ont torturé et massacré William en mai 2006, un châtiment au moins comparable à ce qu'ils ont fait subir à leur victime. Ce serait s'adosser à la pire des humanités qui ne se développe que dans la vengeance et la souffrance. Les 6 tortionnaires de Saint Cannat au nord d'Aix, là où a été retrouvé le corps mutilé devront à la fois affronter le regard perdu de la maman toujours debout malgré l'indicible solitude et les questions des juges. Pour punir au regard de la loi, il faudrait comprendre comment l'homme devient bête, animal et encore on se demande si les animaux peuvent avoir de tel comportement entre eux. Il faudra bien entendre l'histoire de chacun de ces bourreaux. Des enfances chahutées, de l'alcool, de la drogue et la vie qui devient folle un jour d'avril. Sans point de repère probablement, et donc en l'absence totale de limite, William deviendra leur jouet. Dont il conviendra de se débarrasser parce que son innocence, son besoin d'affection le jetteront dans les bras qui vont le tuer. C'est le premier crime des accusés. Avoir trahi l'amitié naïve d'un garçon de 21 ans qui ne cherchait rien d'autre que de la tendresse. Le calvaire durera plusieurs jours. Chacun aura droit à un avocat. Le pire comme le meilleur doivent être égaux devant la justice. On se doute bien que la sanction sera sévère, les peines de prison forcément longue. Avec l'envie de dire que l'on a rien trouvé de mieux pour que les fautes soient réparées. Aucune vengeance ne ramènera jamais William, le vide que porte sa maman depuis 4 ans est insondable. Mais il est essentiel que chacun prenne bien ses responsabilités dans ce procès. Ce n'est pas un énième avatar de l'insécurité, fameux sujet sur lequel droite et gauche s'époumonent actuellement. La mort de William n'est pas un problème de société, de police ou de délinquance. C'est l'histoire d'un groupe d'hommes qui est devenu fou. Criminel. Ça fait peur. Mais la société n'y est pas pour grand chose.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Jacques Dallest |
| |
David Aussillou - 27/08/2010 |
| |
| Procureur de la République de Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
27/08/2010 |
| |
C'est vraiment devenu la seule façon se faire entendre : une grève qui paralyse, gène, provoque très vite l'exaspération. Les forains à l'arrêt au milieu de l'autoroute A7 à Lançon de Provence pendant une bonne partie de la journée hier n'ont pas dérogé à ce qui est devenue une habitude. Tous les syndicats qui ont recours à cette méthode affirment qu'ils ne le font pas de gaieté de cœur, mais que devant l'impossibilité de se faire entendre, ils n'ont pas d'autre solution que le rapport de force. Le discours est bien rodé. Logique, cela fait des années que le citoyen supporte ce genre d'humeur, entre la SNCF, la RTM, la poste et les multiples opérations escargot comme baromètre des exaspérations. C'est un cercle vicieux dont on peine à imaginer la sortie. Il est sans doute trop facile de renvoyer la balle vers les pouvoirs publics, les patrons, toujours accusés de ne répondre que non aux revendications. Les syndicats on le voit bien maitrisent souvent mal leurs militants qui exigent de plus en plus des résultats immédiats et forts. De fait, sortir d'un conflit avec une hausse de 10 ou 20 euros des salaires mensuels n'apparait pas vraiment comme une victoire. Mais dans ces bras de fer par usager interposé, il est frappant de voir l'apparente sérénité de l'opinion publique. D'abord nous sommes blasés, aujourd'hui prendre le train ou le bus intègre toujours le risque d'un retard, d'une annulation, d'une grève plus ou moins prévue. Ensuite, très souvent les voyageurs électeurs sont les premiers à dire : on les comprend et c'est le seul moyen pour être écouté. Il faut vraiment des grèves longues ou très pénalisantes pour que les avis changent. Si cette culture du blocus est à ce point banalisée cela vient notamment d'un dialogue social à bout de souffle dans ses méthodes et ses responsabilités. Avec en prime une question simple : pouvoirs publics et syndicats ont-ils vraiment envie de changer leurs habitudes ?
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Jean-Louis Bianco |
| |
David Aussillou - 26/08/2010 |
| |
| Député et président socialiste du Conseil Général des Alpes de Haute Provence |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
26/08/2010 |
| |
il ne faut pas mélanger un énième règlement de comptes en pleine journée dans le quartier de la Cayolle à Marseille et les véritables embuscades tendues aux policiers ces derniers jours à Nantes ou Toulouse. D'un côté il y a cette guerre de territoire à laquelle se livrent des trafiquants qui ne parlent que les armes à la main. La police compte les morts pendant que les dealers continuent d'entasser leurs liasses d'euros gagnés sur la revente du cannabis ou des drogues durs. Soit dit en passant, les prises, les saisies dont se vantent régulièrement les douanes doivent être encore bien maigres au vu du fabuleux train de vie des voyous qui ont transformé certains quartiers en supermarché parfaitement organisé. Forcément la police n'y est pas la bienvenue. Les guetteurs qui ont fait rire tout le monde lorsque l'on a découvert qu'ils écrivent les numéros d'immatriculation des voitures de police banalisées sur leur t-shirt. Pour mieux les surveiller. Dans cette économie souterraine qui s'étale désormais au grand jour on touche très concrètement du doigt le double échec de notre société et donc des politiques appliquées jusqu'ici. A un bout de la chaine, l'incapacité chronique de l'Etat, via police, gendarmerie, douanes, justice à mettre en échec ces trafics lucratifs, parfaitement connus dans lesquels vendeurs et acheteurs s'y retrouvent parfaitement. A l'autre bout, l'offre sociale proche de zéro. Le chômage, l'abandon évident de certains quartiers découragent toutes les velléités d'insertion ou de réinsertion. Alors on multiplie les opérations coups de poing, on joue à la guérilla urbaine et de temps en temps les dealers facilitent le travail de tout le monde en se tirant dessus. Pour être aussitôt remplacés. On est loin des grands débats sur la société de demain, les roms ou même d'insécurité. C'est d'un échec patent dont il s'agit. Pour que la chaine sociale fonctionne il faut cesser de la prendre maillon par maillon. Le problème doit être traité dans son ensemble. Les morts, les violences, les dégradations, bref, la vraie vie quotidienne y semblent si bien installés qu'on a le droit d'être pessimiste.
bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invitée de 7h20 : Elisabath Varet |
| |
David Aussillou - 25/08/2010 |
| |
| Présidente de l'association des amoureux du Levant naturiste |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Henri Jibrayel |
| |
David Aussillou - 25/08/2010 |
| |
| Député socialiste de Marseille |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
25/08/2010 |
| |
C'est un grand classique des fins d'été. Chaque parti se positionne afin d'occuper le terrain. Cela s'appelle la rentrée. Que l'on promet toujours chaude et agitée. Cette fois c'est l'insécurité. Avec un raccourci qui commence à sérieusement dater : la droite est répressive alors que la gauche angélique est incapable d'affronter la délinquance. Il suffit pourtant d'écouter nos élus pour entendre à quel point tout cela est dépassé. A Marseille, dans les secteurs, les maires de gauche ne sont pas les derniers à réclamer avec force des renforts de police, une surveillance accrue et une chasse sans réserve aux trafics en tous genres. Certaines communes, certains quartiers touchés par une véritable insécurité témoignent justement de ces clivages droite-gauche. Personne ne peut nier que la délinquance est inégalement répartie. On la trouve davantage dans les quartiers populaires qui malgré les promesses sont plus touchés que les autres. Logiquement la police y intervient plus souvent mais ce n'est pas pour autant le signe d'une meilleure protection. Dans un raccourci soigneusement orchestré, les Roms et la délinquance se sont mélangés ces derniers jours. Il n'en fallait pas plus pour qu'une partie de l'opinion publique s'enflamme et s'exaspère contre les défenseurs de la dignité et du respect à l'égard de ces familles que l'on reconduit bruyamment d'où elles viennent. Il y aurait beaucoup à dire sur la gesticulation politique qui accompagne les Roms hors de France. Au sein de la droite comme de la gauche, les arrière-pensées électorales pourrissent lamentablement une vraie question de société. Les postures idéologiques radicalisent les positions. Un débat qui se fait sur le dos des Roms dans le cas présent mais aussi sur celui des provençaux dépités et désabusés devant leurs élus incapables de décréter l'union sacrée sur un sujet qui pourrit la vie quotidienne. Comme sur le chômage, seuls les résultats comptent. Très loin des bavardages usés d'avoir été si souvent entendus.
Bonne journée |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Docteur Philippe Truze |
| |
David Aussillou - 24/08/2010 |
| |
| Médecin Chef du service de santé municipale de la Seyne sur Mer |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Jean-Pierre Giran |
| |
David Aussillou - 24/08/2010 |
| |
| Député et responsable de l'Ump dans le Var |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
24/08/2010 |
| |
Même si nous sommes dans un état officiellement laïc, la religion catholique fait partie de notre culture. Et on ne voit pas très bien au nom de quel principe, des religieux ne pourraient pas donner leur avis sur notre vie quotidienne. Evidemment, avec les Roms, les religieux s'approchent dangereusement de la prise de position politique. Mais c'est logique puisque le gouvernement met en avant un choix politique. Que des évêques ou des prêtres mettent les pieds dans le plat est finalement assez salutaire, personne ne peut-être surpris par un curé qui prend fait et cause pour des pauvres, des exclus ou des expulsés. Les croyants qui participent en petit nombre désormais à la vie de l'église catholique attendent ce genre de déclaration. Ils ne sont pas les derniers à reprocher à l'Eglise ses silences prudents dans les débats de société.
Il suffit de voir la pratique religieuse ostensible de nos chers élus, les maires de Marseille ou Toulon, le président du conseil général des Bouches du Rhône, le président de la région. Tous vont à la messe, se montrent avec les curés et les bonnes sœurs, invitent ostensiblement leur évêques. Jean-Claude Gaudin est le plus en pointe dans ce domaine, ayant ses entrées au Vatican pour y porter de discrets messages. Impossible pour nos maires et députés de renier leurs origines et leur culture. Le seul hic dans tout cela, c'est que si les évêques sont fondés à prendre position sur les Roms, l'ouverture des magasins le dimanche ou l'exaspérante hausse du chômage, ils supportent en revanche beaucoup moins d'être à leur tour critiqués. Les retards injustifiables de l'Eglise sur le préservatif, le mariage des prêtres ou la place de la femme dans la société témoignent des limites du pouvoir réel des dirigeants catholiques à influer en profondeur aujourd'hui sur nos vies quotidiennes. Au rythme de la disparition des fidèles, le divorce est désormais consommé entre des religieux arcboutés sur des convictions d'un autre temps et des fidèles déçus de ne plus être entendus.
bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h20 : Christian Peugeot |
| |
David Aussillou - 23/08/2010 |
| |
| Président de de l'Unifab, l'Union des Fabricants |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Christian Kert |
| |
David Aussillou - 23/08/2010 |
| |
| Député Ump d'Aix Salon |
|
 |
|
|
 |
L'Edito de Jean-Laurent Bernard |
| |
23/08/2010 |
| |
Le gouvernement a décidé de jouer sur le registre usé de l'insécurité, l'opposition a répondu écran de fumée pour cacher l'essentiel : le chômage, les retraites et le pouvoir d'achat. Du coup, Nicolas Sarkozy a de nouveau repris la main en convoquant à grand bruit une garde rapprochée pour parler des déficits publics. Au fort de Brégançon puisque c'est sa résidence de chef d'État. Comme si les électeurs s'ébahissaient encore que leur président bosse au cœur du mois d'août. A quoi bon ces agitations alors que nos gouvernants savent bien que les trous dans les caisses vont finir par nous clouer au pilori des mauvais élèves économiques. Non cette agitation annonce juste de mauvaises nouvelles. Les impôts augmenteront tôt ou tard, comme l'âge de la retraite, tout cela est inéluctable.
Chez nous aussi, les coulisses ont été agitées. A Toulon, Hubert Falco se démène pour ne pas être viré du gouvernement au prochain remaniement. Il n'a toujours pas retrouvé la grâce présidentielle depuis son abandon des troupes en rase campagne des élections régionales. Et l'Élysée se pose toujours la même question : quel est le bénéfice politique à avoir le maire de Toulon comme ministre ? A Marseille Jean-Claude Gaudin aura curieusement été très présent, plus que ses adversaires en tous cas. Étrange pour quelqu'un que l'on dit prêt à passer la main. Encore que ses silences sur le sujet appellent à la prudence. Bizarre aussi que ce cacique de l'UMP toujours prêt à dire du bien de Nicolas Sarkozy sans être jamais payé en retour, ne se gène plus trop pour jouer une certaine différence. L'homme qui porte parfois l'image d'un baron blanchi sous les doctrines sinueuses du conservatisme et du libéralisme n'hésite plus à énerver son électorat en posant la 1ère pierre de la mosquée ou en réclamant avec force la création d'une salle de shoot. Une façon comme une autre d'occuper le terrain et d'espérer ne laisser que des miettes à ses ennemis comme à ses amis.
Bonne journée. |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Annick Delhaye |
| |
David Aussillou - 20/08/2010 |
| |
| Vice présidente verte du Conseil Régional |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Pierre Dharréville |
| |
David Aussillou - 19/08/2010 |
| |
| Responsable du parti communiste dans les Bouches du Rhône |
|
 |
|
|
 |
L'Invité de 7h50 : Patrick Menucci |
| |
David Aussillou - 18/08/2010 |
| |
| Maire socialiste des 1er et 7ème arrondissements de Marseille |
|
 |
|
|
|