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Invité 7h20. Jean-Yves Dusserre

  Laurent Grolée - 09/02/2010
 
Jean-Yves Dusserre, président UMP du conseil général des Hautes Alpes.

L'edito de Jean-laurent Bernard

  le rédacteur en chef - 09/02/2010
 

Invité 7h50. Stéphane Salord

  Laurent Grolée - 09/02/2010
 
Stéphane Salord, candidat sur la liste Provence Ecologie dans les bouches du rhone

L'éditorial de Jean-laurent Bernard

  le rédacteur en chef - 08/02/2010
 
Bonjour.

Plusieurs conflits sociaux ces derniers jours dans la région indiquent qu'après une année d'immobilisme pour cause de crise officielle, les syndicats entendent bien remettre la pression sur les salaires. Chez Arcelor à Fos ou Escota, les revendications sont les mêmes : des augmentations jugées insuffisantes. De fait quand la direction d'une entreprise répond un demi ou un pour cent de hausse, cela ne représente qu'une poignée d'euros à la fin du mois. C'est à dire vraiment pas grand chose. Mais quand il faut multiplier par le nombre de salariés, l'addition peut s'avérer salée.
Il y a de grandes chances pour que le sujet s'invite dans la campagne pour les élections régionales. Sauf que la future assemblée n'y pourra pas grand chose. On sait que le conseil régional peut soutenir les entreprises, à leur création ou par la suite en construisant des lycées, en aménageant le territoire. Mais la gauche aura beau jeu d'appeler à sanctionner le gouvernement accusé de ne pas en faire assez sur le pouvoir d'achat. La crise que l'on a déclinée sous toutes les formes possible et imaginables aura bloqué les revendications. Il était inconvenant de parler salaire alors que le pays était sous menace d'une catastrophe financière. 18 mois plus tard, on se retrouve Gros-Jean comme devant avec l'impression de s'être légèrement fait avoir. Les salariés ont leur salaire bloqué et l'emploi s'est fortement dégradé, notamment dans les Bouches du Rhône. Les syndicats qui voient leurs troupes de militants se réduire continuent de se diviser voire même de se voler dans les plumes. Cette surenchère dans l'indépendance de chaque syndicat est du pain béni pour le gouvernement. Il n'empêche, la question des salaires pourrait bien sonner le retour du printemps, la classe moyenne habituée à servir d'édredon entre riches et pauvres n'en peut plus de se faire marcher dessus. Il y a urgence à entendre cette colère pour le moment silencieuse.

bonne journée

L'invité de 7h20. Jean marc Avram

  Laurent Grolée - 08/02/2010
 
Jean-Marc Avram, vice-président de la chambre de commerce de Marseille-Provence

L'invité de 7h50 Henri Jibrayel

  Laurent Grolée - 08/02/2010
 
Henri Jibrayel, député et conseiller général socialiste de Marseille

L'édito de Jean-Laurent Bernard

  Rédacteur en chef
  05/02/2010
 
Bonjour.

La tempête qui agite le Landernau socialiste de l'autre côté du Rhône risque fort de faire des vagues bien au-delà de la seule région Languedoc-Roussillon. Georges Frêche s'est toujours comporté en baron assis sur ses terres, développant Montpellier pendant des dizaines d'années, noyautant la fédération et faisant régulièrement des pieds de nez au gouvernement et surtout aux dirigeants du PS. A l'arrivée, élection après élection, il est reconduit. Par rapport aux Bouches du Rhône, la principale différence c'est que Georges Frêche est tonitruant alors qu'en Provence les cris et les portes qui se claquent se font en famille. Mais quand même, on retombe toujours sur les mêmes comportements. Chacun à sa manière. Michel Vauzelle n'a pas été le dernier à se mettre en porte à faux avec le PS sur les questions de chasse ou de défense du service public en adoptant une position très très à gauche. Jean Noel Guérini, qui officiellement n'est pas le patron des socialistes des Bouches du Rhône, a quand même déposé dans la corbeille de la candidate Ségolène Royal le soutien de la fédération, avant de la retirer quelques mois plus tard. Evidemment le Var n'a pas ce genre de souci, les socialistes ont tellement de mal à peser sur la vie politique locale qu'ils se voient contraint de jouer les supplétifs. C'est plus compliqué pour l'UMP. Le parti est au gouvernement et tout acte de sécession ou toute velléité d'indépendance sera immédiatement interprétée comme une trahison vis à vis du gouvernement ou du président de la république. Ca calme les ardeurs et les ambitions.
Etats d'âme que n'ont pas les socialistes puisque, disent-ils, de toute façon ils n'ont pas grand chose à attendre de l'Etat. Reste la question récurrente des incidences de ces rebellions. Tant que cela n'agite que les militants après tout, c'est la vie d'une formation politique. En revanche si cela impacte la vie quotidienne des provençaux que vous affirmez vouloir aider et défendre, c'est autrement plus gênant.

Bonne journée.

L'invitée de 7h20 : Aline Giraud Marcellin, directrice de l'office de tourisme d'Orcières Merlette

  05/02/2010
 
Les vacances de ski ce soir pour certains Marseillais et Provençaux !

L'édito de Jean-Laurent Bernard

  Rédacteur en Chef
  04/02/2010
 
Bonjour.

Une nouvelle fois le gouvernement joue l'opinion publique contre les syndicats. Derrière le décret imposant la mobilité aux fonctionnaires dont le poste serait supprimé, il y a l'évidente volonté de montrer que les salariés du public comme du privé doivent à terme bénéficier des mêmes droits et des mêmes devoirs. Il n'en fallait pas plus pour que CGT, FO, CFDT dénoncent une privatisation de la fonction publique et une probable nouvelle vague de réduction d'effectifs. Michel Vauzelle en campagne électorale ne dit pas autre chose, en parlant de politiques archaïques et de remise en cause du service aux usagers. Ce faisant le président socialiste du conseil régional vise à s'attirer les bons votes de la gauche en se montrant presque plus acharné à défendre le service public que ne le ferait le parti communiste ou lutte ouvrière. La pétition qu'il a lancée sur ce thème fédérateur ne peut que recueillir assentiments et signatures. Même à droite. D'autant qu'il se trouve encore une majorité des provençaux farouchement attachés aux services publics. En revanche dès que l'on parle du coût de la fonction publique ou de son efficacité, les avis sont nettement moins unanimes. Le débat n'est pas prêt d'être clos, chacun campe sur ses positions. Le gouvernement englué dans ses déficits budgétaires records, la gauche qui ne veut pas que l'on touche à son fond de commerce et les fonctionnaires eux-mêmes excédés d'être tour à tour désignés nantis, fainéants et inamovibles. Les nécessaires évolutions ne peuvent se faire en force dans un pays qui s'est construit sur sa fonction publique. C'est parfois exaspérant de mesurer la lenteur des changements mais elle est probablement moins dangereuse que la paralysie et les blocages qui marquent les grèves et autres coups de chaud. Réduire l'élection régionale à compter les partisans et les opposants de la fonction publique n'aurait pas de sens. Une fois encore il y aurait erreur sur le débat. Et sur ce qu'attendent les électeurs.

Bonne journée.

L'invité de 7h20 : OIivier Rit, Directeur Général de l'Hôpital privé Clairval à Marseille

  04/02/2010
 
C'est aujourd'hui la Journée mondiale de lutte contre le cancer

L"invité de 7h50 : Bernard Oliver, président de la fédération HLM PACA-Corse

  04/02/2010
 
Le gouvernement annonce 140.000 nouveaux sociaux en 2010, dont 10.000 dans notre région

L'édito de Jean-Laurent Bernard

  Rédacteur en chef
  03/02/2010
 
Bonjour.

La SNCF est à nouveau en grève aujourd'hui. L'intersyndicale proteste contre les réorganisations en cours. Pour les provençaux ça ne fera qu'ajouter un peu plus de bazar au bazar ambiant. Malgré le service minimum ou les communiqués qui affirment que 2 ou 3 trains sur 5 roulent parfaitement. Oui bien sûr, sauf ceux qui sont en panne ou en manque de personnels. Depuis le 12 décembre, la CGT et sud-rail mènent une guerre d'usure contre la direction régionale. En fin de semaine ils vont d'ailleurs changer de méthode, les 59 minutes de grève quotidienne seront remplacées par une journée complète le vendredi. Ce qui présage de joyeux débuts de week-end pour les malchanceux obligés de prendre un train régional. Tout le monde râle mais il ne se passe strictement rien. Et pour cause, le conseil régional à majorité de gauche ne va voler dans les plumes des syndicats alors que la campagne pour les élections vient tout juste de démarrer. Il faudra bien un jour se poser la question de la stratégie de la majorité sortante au conseil régional à l'égard des syndicats de la SNCF. Des rapports troubles qui mélangent les genres politiques et syndicaux. Au détriment de l'intérêt des usagers. Question aussi sur la place exacte et donc le pouvoir du conseil régional dans ce partenariat avec la SNCF. En Rhône Alpes, le conseil régional intervient beaucoup plus dans la gestion quotidienne des trains régionaux. Pourquoi ne pas agir de la même façon chez nous ? Si, comme le disent les élus au pouvoir de la Région, la SNCF est incapable d'assurer ses missions, alors c'est à eux de prendre le relais et de faire en sorte que la machine tourne enfin rond. Ce ménage à 3 SNCF, conseil régional et syndicats à prouver toutes ses insuffisances et son inefficacité. Au point où nous en sommes, dans ce mariage contre nature, laissons entrer un quatrième partenaire. Les usagers. Et pour une fois, juste pour une fois, si on nous écoutait à défaut de nous respecter ?

Bonne journée

L'invitée de 7h20 : Marie Boéton, journaliste au journal La Croix

  03/02/2010
 
La Croix publie une enquête comparative des verdicts rendus par les cours d'assises, sur la période 1988-1989 et 2005-2008

L'invitée de 7h50 : France Gamerre, tête de liste de l'Alliance Ecologiste Indépendante

  03/02/2010
 
Les élections régionales dans moins d'un mois et demi !

L'édito de Jean-Laurent Bernard

  Rédacteur en chef
  02/02/2010
 
Bonjour.

Le groupe Total passe sans l'ombre d'un état d'âme de la rubrique boursière flamboyante avec 8 milliards de bénéfices l'an dernier à celle de la chronique sociale dans son projet contesté de faire le ménage dans ses raffineries. Dunkerque vient d'échapper momentanément à la fermeture. Le gouvernement a obtenu sans peine le report des 370 suppressions d'emplois. En période électorale ça la fichait mal, et après tout Total peut bien attendre quelques semaines avant de rayer le site de Dunkerque. Evidemment l'inquiétude s'est répandue comme une nappe de pétrole à l'ensemble des raffineries du groupe. Officiellement, il n'y a rien dans les tuyaux. Mais la réalité d'une forte baisse de la consommation des produits pétroliers n'a pas de quoi rendre optimiste. D'autant que la logique de réduire les coûts incite Total à installer ses unités de raffinage au plus près des puits de pétrole. Le ministre de l'industrie peut toujours taper sur son ventre l'autosatisfaction d'une soi-disant réussite du gouvernement, personne n'est dupe. Total se bat pour être compétitif, et les milliards de profits pèsent plus lourd que les centaines ou milliers de salariés qui seront sacrifiés. Economiquement une entreprise se doit de gagner de l'argent pour continuer à exister notamment dans un contexte de mondialisation exacerbée par la crise. Socialement c'est une autre histoire. C'est même dramatique. Avec une plainte trop entendue, celle d'avoir enrichi un groupe qui vous sacrifie sur l'autel de la rentabilité. Oui les raffineries de la région ont du souci à se faire et en prime les élus locaux seront sans doute moins enclins à défendre leur outil industriel dès lors qu'ils ne seront plus directement intéressés par la taxe professionnelle que l'on supprime.
Le juste équilibre entre bénéfice et respect des salariés est encore à inventer. Ce n'est pas à l'ordre du jour. Quoique en disent nos gouvernants et même les partis de gauche. Le pouvoir du politique sur l'économique va en s'étiolant. Parce qu'un discours n'a jamais pesé grand chose face à un compte d'exploitation.

Bonne journée.

L'invité de 7h20 : Philippe Pouchin, producteur de vin bio près de Salon-de-Provence

  02/02/2010
 

L'invité de 7h50 : Pierre Dahréville, responsable du Parti Communiste dans les Bouches-du-Rhône

  02/02/2010
 
La crise du logement social, les inquiétudes face à l'emploi

L'édito de Jean-Laurent Bernard

  Rédacteur en chef
  01/02/2010
 
Bonjour.

La campagne pour les élections régionales peine à trouver son rythme de croisière. Il faut dire que les candidats ne font rien ou pas grand chose pour ramener le débat aux véritables enjeux régionaux. L'extrême gauche et l'extrême droite ne s'embarrassent pas trop de leurs projets pour la Provence, on préfère cibler les politiques de Nicolas Sarkozy transformant de fait cette élection en pour ou contre le président de la République et l'UMP. Le parti socialiste actuellement aux commandes du conseil régional est écartelé entre un bilan à défendre, l'envie d'en découdre avec la droite et la nécessité de construire une stratégie qui permettre un rassemblement des gauches au second tour. Mais les uns et les autres portent déjà une grande responsabilité dans l'image trouble des compétences du conseil régional. Autant l'électeur sait bien ce qu'il peut demander à son maire et à l'Etat, autant entre les deux, c'est beaucoup plus flou. Et les candidats qui s'affrontent déjà sur la réforme territoriale qui verra à terme le nombre de conseillers généraux et régionaux divisés par deux devraient être prudents. D'abord parce qu'un élu est toujours suspect. Suspect de cumul, d'oubli de l'intérêt général voire d'enrichissement. Même si tout cela est faux, complètement faux pour la quasi totalité de nos représentants, il n'empêche. Les électeurs attendent autre chose et notamment des réponses précises sur les ambitions pour une région qui reste très malmenée par la crise et la faiblesse de son économie. Le gros dossier sera celui des transports. Avec un double enjeu, celui d'offrir enfin des trains régionaux dignes de ce nom et celui de fédérer un réseau de transports en commun qui regrouperait tous les départements via une carte orange par exemple. L'avenir de Provence Alpes Cote d'Azur impose de regrouper les énergies plutôt que les disperser aux quatre vents, laissant ainsi les guerres de territoire prendre le dessus. Pour l'heure on attend encore les programmes et le dessin de notre région à 10 ou 20 ans. Avec le risque désormais clair de rester sur notre faim.

Bonne journée

L'invité de 7h20 : Jacques Ansquer, président de la banque alimentaire dans les Bouches-du-Rhône

  01/02/2010
 
La distribution de denrées alimentaires en hausse de 28,3 % en 2009

L'invité de 7h50 : Thierry Mariani, tête de la liste UMP aux élections régionales

  01/02/2010
 

L'Invité de 7h20 : Marc Svetchine

  David Aussillou - 29/01/2010
 
Directeur regional de RFF, Réseau Ferré de France

L'Invité de 7h50 : Robert Assante

  David Aussillou - 29/01/2010
 
Maire des 11 et 12èmes arrondissements de Marseille et président du Nouveau Centre dans les Bouches du Rhône.

L'Edito de Jean-Laurent Bernard

  29/01/2010
 
Bonjour.

Et revoilà le couvre-feu. Si la loi va au bout du travail des députés et sénateurs, le préfet pourra déterminer une zone dans laquelle les mineurs seront interdits de sortie entre 23h et 6h du matin. A charge pour les policiers et gendarmes de contrôler, interpeler et ramener à la maison. En prime le député UMP des Alpes Maritimes, Eric Ciotti, suggère que le conseil général mette en place un "contrat de responsabilité parentale" qui permettrait de suspendre les allocations familiales si un père et une mère ne contrôlent pas les activités de leurs enfants.
On ne peut pas balayer ce projet de couvre feu d'un revers de main comme s'il ne se passait rien. Dans certains quartiers, des minots pourrissent la vie collective. Dégradations, bruits et autres soucis de délinquance. Les travailleurs sociaux tentent de les tenir mais parfois la situation est tellement dégradée, l'enfant à ce point paumé qu'il faut une intervention plus marquée. Si le préfet définit ces fameuses zones de liberté surveillée, on peut penser qu'elles seront établies là où il y a des problèmes. Il n'est pas criminel de se poser la question simple : est-il normal qu'un minot de 12 ou 13 ans soit dehors à minuit ou 4 heures du matin ? La réponse est évidente. 12 ans, on est en 6ème, théoriquement couché largement avant 22 heures, sans i-phone ni ordinateur dans le lit. On peut toujours affirmer que la société a changé, il n'empêche, un pré adolescent a besoin d'une vie réglée, contrôlée et d'un sommeil réparateur. Tout se grippe lorsque les parents, pour de bonnes ou mauvaises raisons, ne tiennent plus leur rôle. Demander aux policiers et gendarmes de faire ce boulot là en plus ne va pas les réjouir mais qui d'autre pourrait intervenir ? Reste à savoir si cette loi purement répressive suffira. Ces familles seront punissables. Très bien. Sans doute se trouvera-t-il des quartiers énervés pour respirer et apprécier. Mais le mal ne sera pas soigné pour autant.

Bonne journée.

L'Invité de 7h20 : Christian Bromberger

  David Aussillou - 28/01/2010
 
Professeur d'ethnologie à l'Université de Provence

L'Invité de 7h50 : Michel Vauzelle

  David Aussillou - 28/01/2010
 
Président socialiste du Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur

L'Edito de Jean-Laurent Bernard

  28/01/2010
 
Bonjour.

Traditionnellement une campagne électorale, en l'occurrence celle pour les élections régionales de mars, sert à faire des bilans et des projets. Sauf que dans ce machin un peu confus qu'est le conseil régional, il n'est pas évident pour l'électeur de faire le tri dans les enjeux. Pour les uns, la région ce ne sont que les trains régionaux, les lycées, la formation professionnelle pour d'autres, président de la République en tête, il s'agit d'une élection nationale et peu importe les dossiers locaux. La priorité est d'abord d'inciter à voter. Et ce n'est pas gagné. Dépasser les 50% de votants serait déjà une belle réussite. Nous n'en sommes pas là. Pour le moment, on sait que les débats ne pourront faire l'impasse sur l'état réel de la Provence. Même si les candidats ou les élus sortants n'en sont pas directement responsables. Les optimistes vous diront que le tourisme reste un formidable label, le développement des croisières à Marseille et Toulon en est la preuve, les festivals, les vacances en bord de mer ou au ski. Les pessimistes répondront trains régionaux en panne et inefficaces, port de Marseille en berne entre crise économique et conflits sociaux ou tri sélectif à la remorque dans les poubelles des provençaux peu enclins à travailler leur fibre écologique. De fait la Provence malgré la beauté de ses collines et de la cote à peu près préservées par endroit, ne fait pas montre d'une modernité béate en matière de protection de l'environnement. Il y a là un réel manque de conviction politique. Les Verts et Europe Ecologie prêchent souvent dans le désert, un désert redoutable d'ailleurs puisqu'ils ne réussissent pas à se défaire de cette seule image d'écologistes. Du coup, les électeurs ne sont toujours pas convaincus de leur capacité à diriger une région. La défense de notre patrimoine est sans doute un mal nécessaire parce qu’elle implique des changements d'habitude. Presque impalpables dans l'instant mais essentiels dans la durée et l'avenir de nos successeurs.

Bonne journée.

L'Invitée de 7h20 : Odile Boyer

  David Aussillou - 27/01/2010
 
Responsable de la fondation du camp des Milles

L'Invité de 7h50 : Eugène Caselli

  David Aussillou - 27/01/2010
 
Président socialiste de la Communauté Urbaine de Marseille

L'Edito de Jean-Laurent Bernard

  27/01/2010
 
Bonjour.

Après Marseille, Toulon se lance dans les radars aux feux tricolores. 3 viennent d'être mis en service, 2 autres à Hyères. Pour Marseille, 5 fonctionnent déjà. Le but, flasher les automobilistes qui passent au rouge. Ce qui ne manquera pas de faire râler et accuser l'Etat d'étendre son racket, pour reprendre le mot consacré des énervés. Jusqu'ici nous avions les radars sur routes et autoroutes, les voilà donc en ville. La panoplie étant inépuisable, il parait que la prochaine génération sera celle des tronçons. 2 radars espacés de quelques kilomètres qui calculent votre vitesse moyenne. Donc accélérer juste après le premier radar reviendra à se faire flasher par le second. En y laissant des points et des euros. Bon, regardons les choses sereinement. L'objectif est clairement de multiplier les points de contrôle. Partout. Fixes, mobiles, sans doute un jour via nos tickets de péage ou les GPS. Pourquoi ? Tout simplement nous mettre en étant d'insécurité. Et avoir dans la tête en permanence le risque d'être pris en infraction. Forcément après des générations de comportements impunis, on se retrouve désormais dans la situation d'être sous surveillance permanente. Au moins d'être tous demain bloqués à 50, 90 ou 130 suivant les vitesses autorisées. C'est moins poétique que l'époque suicidaire où les routes libres faisaient figure de gigantesque cercueil dont le couvercle n'était jamais fermé. Difficile de reconnaître que l'on est coupable lorsque l'on ne respecte pas le code de la route. La sanction a d'incontestables vertus pédagogiques. Ca fait râler mais nos arguments de chauffards ne résistent pas à la réalité des faits. Il vaut mieux être puni et vivant que chauffard et mort. Sans oublier que l'irresponsabilité d'un conducteur peut avoir de terribles conséquences sur les autres. Lorsque le réseau sera ainsi sous surveillance aléatoire totale il nous faudra bien conduire autrement. Autant s'y préparer maintenant. Seul le résultat compte et tant pis pour nos états d'âme.

Bonne journée.

L'Invité de 7h20 : Pierre Guibert

  David Aussillou - 26/01/2010
 
Responsable de la lutte contre la violence, à la ligue régionale de football

L'Invité de 7h50 : Jean-David Sciot

  David Aussillou - 26/01/2010
 
Premier secrétaire délégué du parti socialiste des Bouches du Rhône

L'Edito de Jean-Laurent Bernard

  26/01/2010
 
Bonjour.

Les réactions passionnées et tranchées qui accompagnent le dossier des immigrés kurdes arrivés en Corse puis à Marseille notamment, témoignent du fossé infranchissable pour le moment entre les partisans d'un accueil humanitaire et ceux d'un renvoi pur et simple dans les pays d'origine. En fait, même si le Front national par exemple défend largement l'expulsion de tous les étrangers, ce qui revient le plus souvent, c'est la différence ressentie entre les traitements. Nombre de provençaux qui vivent dans une région où un quart des salariés gagnent moins de 826 euros par mois ne comprennent plus pourquoi on ne les aide pas prioritairement. Et les étrangers, les immigrés sont accusés de rafler toute l'aide sociale au détriment des pauvres de la région. Le gouvernement n'a pas fait la démonstration de l'absence de différences entre les uns et les autres. Une aubaine pour les défenseurs d'une région fermée à tous ces flux migratoires. Les associations ne l'entendent pas du tout de cette oreille, elles reprennent à leur compte la phrase de Michel Rocard, la France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde mais il faut que chacun en prenne sa part. Même s'il n'y a pas d'échelle dans le désespoir, il est plus facile d'aider les sinistrés d'Haïti en envoyant de l'argent et des équipes que de venir en aide aux kurdes, pourchassés ou aux roms chassés de chez eux comme des chiens errants. Evidemment que c'est dérangeant d'avoir ce spectacle culpabilisant de familles trainant des poussettes avachies chargées de nos poubelles, ces mains tendues aux feux rouges impossible à ne pas voir même en détournant les yeux. En fait, on peut effectivement se mettre la tête dans le sable de la méditerranée en espérant que ces foules étrangères nous évitent par un miracle qui reste à inventer, ou affronter la réalité. Notre monde fabrique des pauvres et de l'injustice. Le nier ne sert à rien. Nous avons notre part de responsabilité à prendre. Plus courageuse et risquée que la petite larme mensuelle versée devant un reportage de la télé.

Bonne journée.

L'Invité de 7h20 : Olivier Mono

  David Aussillou - 25/01/2010
 
Directeur délégué des TER en Provence

L'Invité de 7h50 : Bernard Deflesselles

  David Aussillou - 25/01/2010
 
Député et candidat Ump tête de liste des Bouches du Rhône pour les élections régionales

L'Edito de Jean-Laurent Bernard

  25/01/2010
 
Bonjour,

La vague de réfugiés venue s'échouer sur une plage Corse avant d'être transférés sur le continent n'est peut-être que les prémices d'arrivées massives qui donneront du grain à moudre aux associations, aux élus et accessoirement à ces migrants clandestins. Sauf à être naïf ou d'une mauvaise foi politique absolue, personne ne peut découvrir aujourd'hui que des familles entières venues de l'Est, des Comores ou des confins de la Turquie et la Syrie se font embobiner et délester pour traverser les frontières et les mers avant de terminer dans un centre de rétention ou dans un avion qui les ramènera à leur point de départ plus pauvres encore qu'avant, paria chez eux après avoir été expulsés d'ici. L'émotion parfaitement bidon suscitée par le débarquement de ces 124 kurdes de Syrie déclenche une kyrielle de déclarations comme si on découvrait ce matin que l'Europe et la France n'étaient pas soumises depuis des années à ces déferlements d'apatrides. Prêts à sacrifier le peu qu'ils ont et leur dignité pour se retrouver enfermés comme des délinquants dans nos centres de rétention. A défaut d'avoir réussi à démanteler les réseaux de passeurs, nous n'avons d'autre choix que de punir les passés. 124 hommes, femmes et enfants qui ne sont même pas l'écume de celles et ceux qui croupissent dans les squats marseillais depuis des années. Pour exister ils doivent se faire oublier. Leur crainte est d'être reconnus. Terrible paradoxe de cette misère clandestine qui ne peut demander de l'aide sous peine d'être coupables. Mais soyons sans illusion. Il n'y a pas de bonne réponse à cette tragédie qui pousse les riches à se protéger et les pauvres à s'expatrier. Les missions diplomatiques envoyées dans ces pays que l'on fuit se heurtent à des gouvernements incapables de faire face. C'est à la source dit-on que le problème devrait être traité. Oui, comme bon nombre de ces Etats ne sont que des parodies de démocratie qui écrasent les minorités, il y a fort à parier que nous ne sommes pas au bout. Et les expulseurs qui font le sale boulot cohabiteront encore avec les associations au rôle indispensable dans ce naufrage.

Bonne journée.